vendredi 13 juin 2014

Le huitième sortilège - Terry Pratchett


Edition : Pocket
256 pages

Synopsis

Octogénaire, borgne, chauve et édenté, Cohen le Barbare, le plus grand héros de tous les temps, réussira-t-il à tirer Deuxfleurs et Rincevent des griffes de leurs poursuivants ?
Question capitale, car le tissu même du temps et de l'espace est sur le point de passer dans l'essoreuse. Une étoile rouge menace de percuter le Disque-Monde et la survie de celui-ci est entre les mains du sorcier calamiteux : dans son esprit (très) brumeux se tapit en effet le... huitième sortilège !
La suite de l'épopée la plus démente de la fantasy, avec, dans les seconds rôles, une distribution prestigieuse : le Bagage, l'In-Octavo, Herrena la harpie, Kwartz le troll, Trymon l'enchanteur maléfique et, naturellement, La Mort.

Mon avis

Le huitième sortilège est le deuxième tome de la saga Les Annales du Disque-Monde de Terry Pratchett. Nous retrouvons dans ce tome les deux héros présents dans le tome précédent, à savoir Rincevent, le mage raté, et Deuxfleurs, le touriste. Ces deux bonhommes vont se retrouver face à un Disque-Monde qui a changé, avec pour conséquence toute une clique de mages à la recherche du huitième sortilège, celui qui s'est échappé de l'In-Octavo afin de se loger dans la tête de Rincevent.

De manière générale, nous retrouvons le même humour décalé mais recherché que dans le premier tome. C'est vraiment très agréable. J'ai beaucoup aimé la définition de l'univers dans ce livre, à savoir que celui-ci dépend de l'équilibre de quatre forces : le charme, la conviction, le doute et l'envie d'emmerder le monde.

J'adore ce monde loufoque que nous décrit Terry Pratchett. Je trouve parfois fou son soucis du détail. Un petit exemple ? Dans ce monde, il y a pas moins de 64 signes du zodiaque. Je vous en cite quelques-uns ? Wezen le Kangourou, le Vase de Tulipes, le Panais Céleste, la Porte du Peut-Etre,...

Par contre, je dois admettre que, bien que l'univers général et les personnages soient supers, je me suis en peu ennuyée par moments. Le fait qu'il n'y ait pas de découpe du texte en chapitres rend la lecture vraiment fatigante. J'aime bien de pouvoir m'arrêter à la fin d'un chapitre. C'est du coup un peu perturbant, on a toujours l'impression de s'arrêter en plein milieu de l'histoire. De plus, le fait de passer du point de vue d'un personnage à celui d'un autre sans cesse pousse un peu à la confusion. Il m'est arrivé d'oublier où on en était pour certains personnages, demandant alors un effort de concentration pour remettre tout en place. Fort heureusement, la fin relève un petit peu le niveau. J'ai trouvé la lecture plus fluide et donc plus agréable.

En conclusion, j'ai trouvé le tome moins bon que le précédent. Je ne pense pas que ce soit l'histoire à mettre en cause mais plutôt la façon d'agencer celle-ci. Sinon, l'humour est toujours un délice !

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Livre lu en LC avec Helran et Nnyl

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