mercredi 2 mars 2016

Journal d'un vampire en pyjama - Mathias Malzieu


Comme vous le savez peut-être Mathias Malzieu est l'un de mes auteurs français préférés. De manière générale, ses livres me touchent énormément et je ressors souvent de mes lectures bouleversée par sa prose. Lu en lecture commune avec Arlénone (cliquez sur son nom pour lire son avis), ce livre ne fait pas exception.

Dans Journal d'un vampire en pyjama, Mathias Malzieu partage son parcours du combattant, comment la maladie l'a transformé en vampire et comment il est revenu parmi les vivants. Souffrant d'aplasie médullaire (c'est-à-dire que la moelle osseuse ne parvient plus à produire les différentes cellules sanguines), Malzieu se retrouve à dépendre des transfusions sanguines pour survivre en attendant une solution moins temporaire, à savoir la greffe de moelle.

Avec beaucoup de poésie, Malzieu raconte sa transformation en vampire dont le corps est devenu son pire ennemi. Ce qui m'a particulièrement touchée, c'est sa force d'esprit. Là où certains auraient baissé les bras, Malzieu ne perd pas courage et se bat, même si la terrible Dame Oclès le tient à l’œil et espère s'attaquer à lui quand il ne s'y attend pas. Malgré la maladie, il est touchant de le voir se tracasser pour son entourage durant cette année difficile.

Tout au long de ce journal, Mathias Malzieu raconte jour après jour ce qu'il ressent et ce qui lui arrive. Certains passages sont durs, d'autres remplis d'espoir. Il fait également de nombreuses références à ces précédents livres, faisant parfois le rapprochement entre ce qui lui arrive et les aventures de Tom Cloudman, personnage de Métamorphose en bord de ciel, ou Jack de la Mécanique du cœur.

Au final, ce livre m'aura beaucoup touchée de par sa différence par rapport aux autres récits de l'auteur. Même s'il a toujours utilisé sa plume pour nous décrire des événements le touchant de près ou de loin, il enrobait sa réalité avec une douce fiction, donnant à ses histoires des aspects de conte pour grand enfant. Avec Journal d'un vampire en pyjama, Mathias Malzieu se livre au monde de manière plus directe. On se sent très proche de lui, on comprend ses déceptions et ses peurs bien qu'il nous les décrive avec sa poésie naturelle.

En conclusion, ce livre est un véritable coup de cœur. Je crois que Mathias Malzieu ne m'avait plus autant chamboulée depuis Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi. Ce livre est intime, doux et terrible à la fois. Il nous fait découvrir la dure réalité de la maladie mais rend également hommage à toutes ces personnes, médecins et infirmiers, qui sauvent des vies au quotidien. A lire absolument !

5 commentaires:

  1. Si je n'avais qu'une chose à dire: Bien dit! :D

    Mais j'en ai d'autres. ^^
    "Avec beaucoup de poésie, Malzieu raconte sa transformation en vampire dont le corps est devenu son pire ennemi. Ce qui m'a particulièrement touchée, c'est sa force d'esprit. Là où certains auraient baissé les bras, Malzieu ne perd pas courage et se bat, même si la terrible Dame Oclès le tient à l’œil et espère s'attaquer à lui quand il ne s'y attend pas. Malgré la maladie, il est touchant de le voir se tracasser pour son entourage durant cette année difficile."

    Je ne l'ai pas beaucoup souligné dans mon avis, mais c'est également quelque chose qui m'a beaucoup touché aussi! ^^ (Surtout quand il parle de Rosy, c'est vraiment touchant, mignon, attendrissant!)
    C'est vraiment adorable. Je pense que seulement une minorité de gens penseraient de la sorte.

    Après, j'ai quelques questions qui subsistent car Journal d'un vampire en pyjama partage une thématique similaire à Métamorphose en bord de ciel (maladie, souffrance, mort..) mais pourtant, ça n'est pas du tout pareil. Au niveau de l'écriture, de l'histoire, du style. Et même du ressenti que j'en ai eu. J'ai nettement préféré Journal d'un vampire à Métamorphose en bord de ciel, que j'ai trouvé très sombre. Et pourtant, Journal d'un vampire en pyjama est bien plus personnel, intime même que n'importe quelle autre de ses oeuvres précédentes.
    Je me demandais si Métamorphose en bord de ciel était aussi autobiographique que Journal d'un vampire en pyjama...

    Qu'en penses-tu?

    RépondreSupprimer
  2. Tout comme toi, j'ai beaucoup fait le lien entre "Métamorphose en bord de ciel" et "Journal d'un vampire en pyjama". Je viens tout juste de lire une interview de Malzieu à propos de "Métamorphose en bord de ciel" parce que je voulais savoir si c'était en partie autobiographique et voilà ce qu'il explique à propos de Tom Cloudman :
    "Tous les personnages que l'on écrit, en livres ou en chansons, sont toujours une part d' autobiographie émotionnelle. Même si je ne raconte pas ma vie au sens propre avec ce personnage-là, dans ce qu'il ressent il y a une projection, une exagération de mes peurs, de mes rêves, de mes envies."

    A mon avis, le fait qu'il fasse des comparaisons entre lui et Cloudman dans son nouveau livre est dû au fait que ses craintes se sont malheureusement réalisées. Mais je suis bien heureuse que tout se soit bien passé pour lui. D'ailleurs, je pense que je vais essayer d'aller le voir à Bruxelles :) Je ne l'ai plus vu en concert depuis La mécanique du cœur.

    RépondreSupprimer
  3. D'accord, voilà qui répond à mes questions! C'est aussi ce que je pensais, qu'il a un peu "écrit son avenir", mais je suis également heureuse qu'il s'en soit sorti! ^^

    Il passe en concert dans ma ville, mais j'ai tellement hésité à cause de trucs logistiques que du coup, il n'y a plus de place. >.<

    RépondreSupprimer
  4. Tout comme toi, j'adore Mathias Malzieu (dont j'ai fait une lecture commune pour Journal d'un vampire en pyjama), et ce livre a été à nouveau un coup de foudre!
    J'ai le même ressenti que toi quant à la lecture de ce roman/journal intime de bataille personnelle qu'il a, fort heureusement, gagnée :)

    RépondreSupprimer
  5. Pour ma part, je ne suis pas une grande fan de ses romans (alors que j'adorais Dionysos, en gros jusqu'à La mécanique du coeur.) Je pense que je suis moins sensible à la poésie de sa plume sous forme de revoir que dans ses chansons.

    RépondreSupprimer